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Date de création : 18.10.2010
Dernière mise à jour : 03.04.2013
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Rousseau : le désir et le bonheur

Publié le 19/10/2010 à 21:20 par adlibitum Tags : homme mort livre

Malheur à qui n'a plus rien à désirer ! il perd pour ainsi dire tout ce qu'il possède. On jouit moins de ce qu'on obtient que de ce qu'on espère, et l'on n'est heureux qu'avant d'être heureux. En effet, l'homme avide et borné, fait pour tout vouloir et peu obtenir, a reçu du ciel une force consolante qui rapproche de lui tout ce qu'il désire, qui le soumet à son imagination, qui le lui rend présent et sensible, qui le lui livre en quelque sorte, et pour lui rendre cette imaginaire propriété plus douce, le modifie au gré de sa passion. Mais tout ce prestige disparaît devant l'objet même ; rien n'embellit plus cet objet aux yeux du possesseur; on ne se figure point ce qu'on voit; l'imagination ne pare plus rien de ce qu'on possède, l'illusion cesse où commence la jouissance. Le pays des chimères est en ce monde le seul digne d'être habité et tel est le néant des choses humaines, qu'hors l'Etre existant par lui-même, il n'y a rien de beau que ce qui n'est pas.
Si cet effet n'a pas toujours lieu sur les objets particuliers de nos passions, il est infaillible dans le sentiment commun qui les comprend toutes. Vivre sans peine n'est pas un état d'homme ; vivre ainsi c'est être mort. Celui qui pourrait tout sans être Dieu, serait une misérable créature ; il serait privé du plaisir de désirer ; toute autre privation serait plus supportable.

ROUSSEAU
la Nouvelle Héloise, VIII



Commentaires (6)

Sebti Hamza le 10/11/2010
Cette réflexion rousseauienne sur le rapport du désir au bonheur me pousse à remettre en question le bonheur éternel promis au Paradis . Si l'Homme pouvait obtenir ce qu'il désire dans l'instant qui suit le désir lui même, serait-il heureux ? Candide, pour faire référence à Voltaire ennemi juré de Rousseau, n'a-t-il pas quitté L'Eldorado où il pouvait tout avoir dans l'espoir de réaliser des désirs plus humains ? Le bonheur éternel aurait-il un sens pour les humains que nous sommes ?


Sefraoui Yasmine le 10/11/2010
Je ne pense pas que le bonheur aurait un sens pour les humains que nous sommes tout comme la vie éternelle. Comme tu fais référence à Candide et l'Eldorado, s'il n'y avait pas de Mal sur Terre, nul ne connaîtrait la valeur du Bien.
Selon moi, l'Homme a besoin d'avoir sans cesse de nouveaux désirs qu'il mettra du temps à assouvir voire qu'il n'assouvira pas du tout pour le faire avancer. C'est l'ensemble de ses désirs qui le stimulent pour le faire avancer.
Pour essayer de répondre à ta première question, je dirai donc que l'Homme n'aurait plus aucun plaisir à avoir de désir, celui-ci perdrait toute sa valeur (?), la satisfaction qu'il induit une fois réalisé,...
On ne peut désirer ce que l'on a, c'est contre nature et si l'Homme assouvit tous ses désirs, selon moi, il ne serait pas heureux ou du moins sa sera une source de bonheur en moins.
Le désir et le bonheur ne vont pas toujours de paire, parfois le fait d'assouvir un désir ne nous rend pas heureux, mis à part une certaine satisfaction personnelle sur le moment.


Sefraoui Yasmine le 10/11/2010
Je rectifie ma première phrase : "Je ne pense pas que le bonheur éternel aurait un sens..."


adlibitum le 11/11/2010
@Hamza : rousseauiste
Pour ce qui est du désir, nous, humains, sommes "condamnés" à la finitude, ce qui enlève tout espoir de quoi que ce soit de définitif ou d'éternel (hors religion). Mais vivre c'et désirer, ne serait-ce que vivre. Voyez ces plantes dans les déserts ou les banquises.Comment expliquer leur persistance sans un désir vital extrêmement fort ? Appliquez à l'homme et à sa complexité.
http://adlibitum.centerblog.net


Sebti+Hamza le 11/11/2010
Merci pour la rectification !


nanar50 le 14/12/2011
Cool !! :)


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